Récolte d’une seule ruche …
Et les 3 autres ruches ?
Deux ruches sont des essaims récupérés au printemps, donc le miel est réservé aux abeilles.
Quant à la troisième ruche, alors que l’essaim était beau, avait bien commencé à remplir la hausse, disparition totale des abeilles et du miel en 15 jours !.
Mais des frelons asiatiques envahisseurs.
D’où l’ouverture ci-après des hostilités (partagées avec d’autres apiculteurs)
Il existe différents pièges à base de sirop pour attirer les frelons et les piéger.
L’inconvénient de ces piéges est que , même en étant plus ou moins élaborés pour ne piéger que les frelons asiatiques, on se retrouve avec une quantité assez importante d’autres insectes piégés tels que guêpes, frelons européens, mouches, etc. Ce n’est pas le but !
D’autre part, en fait, on peut se demander si on n’ attire pas les frelons à tort avec ces sirops.
Donc je n’en utilise plus sauf au printemps à l’apparition des fondatrices.
Il s’agit le plus souvent de muselières grillagées mises devant le trou d’envol. C’est efficace car le frelon ne peut ainsi se positionner en vol stationnaire devant la planche d’envol. (Il rentre très rarement dans la muselière car il n’y est pas à l’aise pour voler et repartir avec une abeille capturée). Bien entendu, il se positionne devant la muselière mais l’espace à « surveiller » étant plus important et l’abeille ayant eu le temps de prendre plus de vitesse au décollage, la chance de survie de celle-ci est nettement plus importante. On constate que le frelon reste plus de temps à la recherche d’une proie et à tendance à s’y énerver (vol plus saccadé) en tournant autour de la ruche et/ou en changeant de ruche.
On peut aussi entourer, à la place de la muselière, totalement la ruche de grillage.
L’avantage est que cela « perturbe » encore plus le frelon qui ne peut se cacher, comme il aime bien le faire, sous la ruche. D’autre part, la surface à « surveiller » est encore plus importante. Pour ma part, j’ai mis un grillage vert ordinaire avec des mailles d’environ 4×2,5 cm.
Avec ces systèmes, la pression est donc moindre sur les abeilles qui semblent moins stressées et continuent à entrer/sortir.
En résumé, ce sont des systèmes de protection. Ils gênent les frelons, les découragent parfois de revenir, font baisser le stress des abeilles, réduisent leur mortalité mais n’éliminent pas les frelons qui continuent à tuer des abeilles par centaines/milliers quotidiennement.
Les harpes sont faites pour éliminer les frelons et qu’ainsi la pression change de camp…
Pour l’instant, dans l’expérience décrite ici, si on admet qu’il y a bien relation de cause à effet, (il faudrait bien entendu le vérifier sur plusieurs années pour être certain), cela a bien fonctionné : au bout de 4 semaines, la présence de frelons a fortement diminué.
Pour faire ces harpes, je me suis appuyé, au départ, sur les excellentes docs publiées par AAVO : https://www.abeilles95.fr/?page_id=5216
Ma harpe version 1 pour la partie construction (partie non électronique) est entièrement basée sur : « tutoriel modèle simplifié de harpe économique repliable » de AAVO citée ci-dessus.
La partie électronique diffère un peu car j’ai décidé de l’alimenter avec un panneau solaire.
Voici le schéma électronique et quelques explications.
Tout l’électronique achetée provient d’un des pays d’où les frelons asiatiques sont originaires 🙂 …. (l’idée étant de dépenser au minimum). Ce sont des modules à destination des intégrateurs finaux (donc, pas de boitier, doc très succincte).
Capteur solaire : 30cm*30 cm environ, 12v
Contrôleur : Contrôleur de charge MPPT pour panneaux solaires, 30A 40A 50A 60A 80A 100A, avec écran LCD 12V 24V – 9,18 €
Batterie : 12v, ancienne batterie de voiture
Fusible : 1A
Programmateur horaire : attention doit être alimentable en 12v (En fin Aout/septembre : réglé pour activer de 7h00 à 21h00). Le but est d’économiser la batterie mais surtout d’éviter de « choquer » les papillons de nuit (j’avais constaté un nombre important de « cadavres » avant la mise en place de cet horodateur). Le frelon asiatique est diurne uniquement (contrairement à l’européen) : donc pas de visite nocturne de la bestiole.
Régulateur : Module abaisseur réglable LM2596 DC-DC avec affichage de voltmètre 2,17 €
Le régulateur doit être réglè précisément (vis de réglage à cet effet) de façon à avoir en sortie une tension de 3,7v, tension d’alimentation du module THT.
Module THT : Booster 3.7V à 1800V cc, Module élévateur, à impulsion Arc avec condensateur haute tension – 2,81€
Bac : en polyéthylène injecté (7€) (en fait auge de maçonnerie)
Fil : fil inox pour fixer la cire dans les cadres
Tréteaux : les plus simples, en bois léger (9€ la paire, en promo)
N’hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir …
Un seul système électronique suffit pour alimenter les 3 harpes.
Pour tester si tout fonctionne bien, on prend un petit fil électrique isolé et on touche 2 fils THT de la harpe : on entend clairement le petit clac et on voit un petit arc … On peut aussi tester à main nue et on se rend bien compte du « choc » mais je ne conseille pas sauf si on aime les « sensations fortes » … Cela peut arriver aussi involontairement :-), aucun danger, à part le sursaut : donc, ne pas oublier de décharger le condensateur avant toute intervention (éteindre le système et faire comme dans le test ci-dessus)
Le principe général repose sur le fait de « choquer » le frelon avec un arc électrique à très haute tension (THT), faible intensité.
Cet arc est créé par une décharge de condensateur uniquement au moment où le frelon touche 2 fils à polarités inverses.
Ces fils sont à 2,25 cms de distance de façon qu’une abeille passe sans toucher les 2, un frelon, non !
Il n’ y a pas électrocution mais uniquement « choc électrique » qui étourdit le frelon quelques secondes.
Sous le choc, le frelon chute brutalement et tombe dans le bac sous la harpe. Bac qui contient de l’eau savonneuse afin d’éloigner les abeilles et que les frelons ne puissent pas remonter.
Constatations :
+ tous les frelons tombés dans le bac meurent noyés.
– lors de certains comportements naturels des abeilles, quand il y a « foule » de plusieurs centaines d’abeilles , notamment lors des vols, devant la ruche, de type « Soleil d’Artifice » , des abeilles traversent la harpe et certaines entrent en collision avec un fil de la harpe (pour rappel, fil très fin que l’abeille, comme le frelon, ne détecte pas toujours), . Pas de choc électrique pour l’abeille mais choc physique : la plupart repartent aussitôt, certaines chutent dans le bac. Et donc, noyade. D’autre part, j’ai constaté que d’autres insectes s’y noyaient, certainement attirés par cette eau stagnante savonneuse.
La solution par rapport à ce point consiste à ne plus mettre d’eau dans le bac mais à rajouter une harpe horizontale maillée sur le bac de façon que le frelon une fois dans le bac ne puisse s’échapper sans être à nouveau choqué et que les abeilles, elles, ressortent sans dommage.
En conclusion, ce qui est préférable :
– installer un programmateur horaire, privilégier la solution du bac sans eau de façon à ne pas « piéger » des insectes autres que les frelons asiatiques.
– « grillager » entièrement les ruches,
– accoler la harpe au grillage, parallèlement à l’envol des abeilles, et à une distance adéquate (Pas trop prêt pour ne pas gêner les abeilles, pas trop loin pour attraper le max de frelons … Faut essayer et observer …