Le Moulin de la Porte, toute une histoire …


Où se cache-t-il ?
Le Moulin à eau de la Porte se situe dans la commune de Naussannes en Périgord pourpre (Département de la Dordogne) .
Blotti au creux d'une petite vallée, il est alimenté par le ruisseau appelé "Le Naussannes".
En fait, c'est le nom officiel actuel mais non du temps où le moulin est en pleine activité. En effet, nous trouvons l'appellation "Le Braquemart" (parfois avec un "d" à la place du "t", dans les anciens documents tels que le cadastre Napoléonien de 1826 (plan cadastral de Luziers) ou l'étude du chanoine Bruguière (vers 1890).
Nota : afin d'éviter toute "interprétation familière" ... il me semble nécessaire de rappeler que "Braquemart(d)" a pour origine le nom d'une épée courte et large (XIIIe-XVe s.). (en savoir + ).
Ses Origines ?
Il n'existe aucun document mentionnant exactement la date de construction de notre vieux moulin (pas d'étude d'impact, pas de permis de construire
). Néanmoins, d'après certains indices, exposés ci-après, on peut affirmer, sans trop de risque, qu'il date du 13ème siècle :
1 - La cheminée, en pierres de carrière, possédait une clé de voute sur laquelle se trouvait un blason taillé dans la pierre. Sur ce blason était gravée l'année 1229 entourée de deux rameaux (2 épis de froment ?).
Vandalisée et volée dans les années 1970, cette clé de voute a été retaillé et le blason refait à l’identique (ou presque) lors de sa restauration en s'appuyant sur la mémoire de Roger BRU, mon père.
2 - La technique de mouture reposant sur un rouet horizontal en bois en prise directe sur la meule tournante et alimenté par l'eau arrivant via une trompe en bois, correspond aux techniques utilisées à la période située par les historiens aux XIe, XIIe, XIIIe siécle. A cette époque, les bâtisseurs travaillant pour les abbayes et les seigneurs locaux, maîtrisaient parfaitement toutes ces techniques à rouet horizontal. C'est à cette période que ce type de moulin à eau a été le plus mis en service.
⚠️ Article à venir sur les moulins, leurs techniques.
Sa présence attestée par les documents d'époque
Les documents retrouvés les plus anciens concernant le moulin de la Porte datent de 1581.
A noter que certains de ces documents sont autant de preuves permettant d'établir, pour le moulin de la Porte, son "droit d'eau fondé en titre", droit toujours reconnu et en vigueur.
Un peu d'histoire et de politique ...
Les droits d'eau (ou droits sur l'eau) étaient, sous l'ancien régime, des privilèges seigneuriaux qui donnaient aux nobles et au clergé le contrôle sur :
- les moulins (droit de banalité : les paysans étaient obligés d'utiliser le moulin du seigneur contre paiement)
- la pêche dans les rivières et étangs
- l'irrigation et l'usage des cours d'eau traversant leurs terres
- les droits de navigation sur certains fleuves
Ces droits constituaient une source de revenus importante pour la noblesse et pesaient lourdement sur les communautés des villages..
A la révolution française, nuit du 7 Août 1789, sous la pression des jacqueries qui embrasaient les campagnes, l'Assemblée nationale constituante vote l'abolition des privilèges féodaux et donc tous les droits cités ci-dessus.
Passé cet enthousiasme général, certains mécontentements apparaissent dont celui des éventuels acquéreurs des moulins (moulins comme beaucoup de biens mis aux enchères en tant que biens nationaux (clergé) et biens des nobles émigrés : de fait, les moulins avaient perdu leur droit d'eau ...
Devant ce mécontentement, des décrets ultérieurs successifs viennent rattraper le coup :
- Mars 1790 : distinction entre droits "personnels" (abolis sans indemnité, car jugés contraires à la dignité humaine) et droits "réels" attachés à la terre (rachetables contre indemnité) — ce qui créa des tensions car les paysans refusaient souvent de payer.
- Août 1792 et juillet 1793 : sous la pression populaire et la radicalisation révolutionnaire, l'Assemblée finit par abolir sans indemnité la quasi-totalité des droits féodaux restants, y compris les droits sur l'eau qui seront reconnus comme attachés au moulin et non au propriétaire.
Les documents :
Les terrier O.S.J. de Naussannes de 1501 & 1656
Un document , mentionné dans la documentation Le Vicomte de Gourgues (Société historique et archéologique du Périgord), cite le moulin de la Porte à propos du terrier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (O.S.J.) datant de 1656
(⚠️Ce terrier de 1656 est en cours d'étude ainsi que celui de 1501 ... en "latino/patois" indéchiffrable ou presque pour l'instant ...)
Le terrier O.S.J. de Naussannes en 1700
Le moulin fait parti des biens de la féodalité de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (O.S.J.) comme le montre le terrier de Naussannes établi en 1700. Le propriétaire du moulin est alors Charles de Bessou, écuyer, seigneur de Capy. Il est aussi propriétaire du domaine de St Antoine (dénomination actuelle), la borie du bourg, la Bouyssonade, Capy.
⚠️Un prochain article à venir sur les familles propriétaires du moulin (De Vivan(s), De Bessou, De Beraud, de Cours (Decours)/de Vassal, Reny, D'avoust, Juglas, Delbourg)
Nota : en mesures de superficie de Beaumont sur lesquelles sont basés les terriers de Naussannes, 1 pugnére (ou pugnerée) = 72 escats, 1 escat =13,5*13,5 pieds (du roi). Convertis en mesures actuelles, 1 escat = 19,23m2, 1 pugnerée = 13,85 ares.
Le terrier O.S.J. de Naussannes en 1754
Au terrier de 1754, le propriétaire est Jean de Beraud, seigneur de Canteranne (Cavarq) . Certainement obtenu, dans la corbeille de mariée de Jeanne de Bessou, fille de Jean de Bessou et Marie de la Brousse, avec qui il s'est marié, à Naussannes, le 13 Février 1715.
⚠️ Un article à venir traitera de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalemn (O.S.J) et des différents terriers concernant les moulins de Naussannes.
les cartes de Cassini
Le moulin est répertorié sur les cartes de Cassini (1750 - 1789)
Pour en savoir + sur les cartes de Cassini ...
La carte de Belleyme
Il apparait également sur la carte de Belleyme (carte de la généralité de Guyenne, dressée entre les années 1763 et 1785, sous la responsabilité de l’ingénieur géographe Pierre de Belleyme). On y voit également le Moulin à vent (M.n de Naussanes)
qui appartenait au même propriétaire.
Les cadastres napoléoniens
Les cartes cadastrales napoléoniennes de 1826 montrent l’implantation du moulin. On y voit le canal d’amenée, le bief ainsi qu’un autre bâtiment à l’arrière du moulin : il s’agit des écuries dont il ne subsiste actuellement que les fondations.
On remarque que la route D25 (Naussannes <> Beaumont) n’existe pas : normal, elle a été construite plus tard. Le chemin Issigeac <> Beaumont était le chemin de randonnée actuel qui passe au pied du moulin.
⚠️ Un article à venir sur les chemins qui mènent (tous ou presque ...) au moulin à l'époque des meuniers.
L’étude du Chanoine Bruguière
Dans l’étude du Chanoine Bruguière sur Naussannes (fin XIXé Siècle), sont mentionnés le moulin de La Porte, le moulin à vent ainsi que le commerce de pierres meulières. Nota : on remarquera également sur cette carte le nom du cours d’eau, à l'époque : "Le Braquemart ".
⚠️ Article à venir sur les meules et meulières ayant alimenté le moulin en meules.
L'acte de décès de Adriane LAPORTE en 1681
Le premier acte retrouvé aux archives communales de Naussannes, concernant un meunier du moulin, date de 1681. Il s'agit du décès de Adriane LAPORTE, femme de Jacques AYNARD, meunier du moulin de Madame la comtesse du « VIVAN » à Naussannes.
Adriane décède en Mai 1681, son fils Pierre, 21 mois, en Octobre de la même année.
Le Plus connu des De Vivans (parfois écrit De Vivan) est Geoffroy de Vivans (1543-1592), chambellan du roi de Navarre (Henri IV), mestre de sa cavalerie Légère, gouverneur du Périgord et du limousin.
Sa fille Catherine se marie en 1561 avec Jean de Bessou, seigneur de Mondiol à Doissac. On retrouve un de Bessou propriétaire deu moulin en 1700.
⚠️ Nous verrons la généalogie des meuniers du moulin de la porte dans un prochain article ainsi que les relations entre meuniers locaux (idée de caste)
Le Patrimoine attaché au moulin
Avant tout "usine à moudre", le Moulin de la Porte, comme la majorité des moulins, est également une ferme avec ses élevages, ses cultures, son bief poissonneux. Des documents retrouvés permettent d'évaluer ce patrimoine.
Extrait du document de publicité de la vente sur saisie du 30 Mai 1894
(⚠️ Nous verrons dans autre article à venir les raisons et conséquence de cette saisie.)
- Au lieu-dit "Le Moulin de la Porte"
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- Une maison d'habitation en pierres de taille et moellons, recouverte en tuiles plates avec un rez de chaussée, un grenier au dessus, un moulin en dessous.
- Des étables à porc au nord de la maison.
- Une écurie attenante aux étables.
- Un hangar, en appentis à l'écurie.
- Un garde-pile (Voir définition ici) de l'autre côté du chemin public.
- Un hangar également de l'autre côté du chemin public.
- Un four également de l'autre côté du chemin public
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- Au lieu-dit "Le Moulin à Vent"
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- Un bâtiment servant de moulin à vent, en pierres de taille et moellons, recouvert en planches de chêne
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- Aux environs de ces lieu-dits
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- des terres, près, jardin, vignes, bois sur une superficie totale de 6 hectares, 29 ares, 60 centiares.
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Tous ces biens sont hypothéqués pour une valeur de 2800 FRANCS et d'une rente perpétuelle dont la redevance annuelle est de de 140 Francs + 2 paires de chapon + 8 charrois vers Castillonnes + 8 charrois vers Beaumont.
Extrait de acte notarial de donation partage du 26 Décembre 1884 qui nous renseigne sur les biens mobiliers. Cet acte est établi entre Marie REY, veuve Jean JUGLAS, meunière au moulin de la Porte, et ses deux enfants, Gabriel JUGLAS, fils meunier au moulin de la Porte et Jeanne JUGLAS, veuve Pierre MAGAL, résidant à Pradal, Beaumont.
En résumé, le partage porte sur :
- Mobilièrement : (cuillères, fourchettes, assiettes, etc .. lits, draps, etc. ) : le tout estimé 180 Frs
- pour l'exploitation du moulin : 2 chevaux, 3 charettes estimés 300 Frs
La fin d'une histoire...
Le Moulin a été racheté par la famille Juglas, meuniers au moulin, certainement à la révolution française (De Beraud, seigneur de Canteranne a fait parti des émigrés avec certainement confiscation des biens) ou quelques années après.
Mes recherches n'ont pour l'instant pas abouti sur ce point : nous sommes là à une période un peu "chamboulé" avec en plus des changements administratifs pour les lieux concernés : En 1790, Naussannes passe du canton de Beaumont, dépendant de Belvés, au canton d'Issigeac, district de Bergerac, puis revient en 1801 au canton de Beaumont... Cavarq, commune où réside De Beraud passe lui du département de la Dordogne au département du Lot & Garonne ...
Les meuniers Juglas ont d'importantes créances comme nous pouvons le voir à droite >>>>>
Malgré ces créances, tout aurait dû bien se passer si la conjoncture du moment avait permis à Gabriel JUGLAS, de continuer son métier de meunier.
Mais ... Arrivent les minoteries, plus industrialisées, mues par eau mais aussi par moteur à vapeur et/ou électrique en période d'étiage, équipées des dernières techniques de mouture. Par ailleurs, les nouveaux moyens de transport des céréales et de la farine permettent des transport sur plus longue distance. Enfin, les habitants des villages et des villes ne font plus eux-mêmes leur pain mais vont dans les boulangeries dont le nombre s'accroit.
Bref ... Ces minoteries prennent la place de tous les petits moulins en quelques décennies.
De nombreux meuniers font alors faillite.
Le Moulin de la Porte et ses meuniers n'y échappent pas ; (⚠️ voir articles à venir les meuniers du moulin de la porte)
Marie Rey décéde le 22/8/1893 au moulin de la Porte.
Gabriel Magal, un de ses deux petit-fils, instituteur adjoint à Beaumont, décédera 3 jours après, le 25/8/1893, également au Moulin de la Porte.
Derniers tours de meules, dernière farine ...
Le moulin est saisi à la demande du deuxième petit-fils de Marie Rey . Le montant de la vente sert tout juste à rembourser les créances comme nous pouvons le voir à droite >>>
Gabriel et Anne JUGLAS, derniers meuniers au moulin de la Porte, et leurs trois enfants (Pierre, Gabriel, Isabelle) partent habiter à Bergerac. On les y retrouve, rue Georges, avec la profession de restaurateur.
Le moulin fait maintenant parti du patrimoine de la famille Delbourg : Marcel Isidore DELBOURG, fils d'Armand, en hérite en 1915. Et ultérieurement, par succession de la famille Bru.
Le moulin est alors inhabité et, afin de ne pas payer d’impôts sur les bâtiments, Marcel DELBOURG vend en « pièces détachées » les divers bâtiments (étables, écurie, piles, toit du moulin, pierres du bief).
Fin du moulin ?
Un jour de printemps, des années 60, petit garçon de la campagne Naussannaise, j'accompagnais mon grand-oncle Marcel Delbourg, et son neveu, Roger Bru (donc mon père ... vous suivez ??) ) "faire les foins" prés du moulin. Lors de la pause de midi, au frais des grands arbres et de ses murs impressionnants, en ruine couverts de lierre, je partis à la découverte du moulin, profitant de leur savoir quant à son histoire et sa fonction passée de moulin à grain du village. En effet, on pouvait apercevoir des restes de mécanisme (une paire de meules, le grand fer, le tiran) plus ou moins immergés dans l'eau, la cheminée accrochée au mur, comme suspendue dans le vide, les emplacements des portes et fenêtres ... Etc ...
De quoi alimenter mon questionnement et mon imagination quant à comment tout cela pouvait fonctionner, qui y vivait avant, qui et comment ils le faisait fonctionner, etc. ... et, certainement de quoi faire naître une passion pour ces lieux, les moulins, les meuniers.
Hypothèques et saisie
Les hypothèques détenus par Gabriel Magal et le général d'Avoust
Il est question d'une hypothèque concernant le moulin, hypothèque, dite N° 1, du 15 Mars 1884 détenue par Antoine RENY (agriculteur à Falgueyrac, celui-ci a racheté le domaine St Antoine à Louis Decours (ou De Cours), au décès de la mère de celui-ci, Marguerite de Vassal en 1868, veuve Louis DeCours apparenté à la famille De Beraud).
Cette hypothèque est renouvelé le 23 Octobre 1893 : elle est alors détenue par le général D'AVOUST qui vient de racheter le domaine St Antoine à A. Reny.
(Pour la petite histoire, article de La Dépêche du 30/8/1878 : M. Reny, maire de Naussannes est suspendu de ses fonction par le préfet de Dordogne suite à sa condamnation en police correctionnelle pour diffamation et outrage envers un conseiller municipal). Chaud, chaud à Naussannes ...
Cette hypothèque est constituée d'un capital de 2800 FRANCS et d'une rente perpétuelle dont la redevance annuelle est de de 140 Francs + 2 paires de chapon + 8 charrois vers Castillonnes + 8 charrois vers Beaumont.
Une autre créance (hypothèque du 17 Janvier 1885) se rajoute lors de la donation-partage effectuée le 26 Décembre 1884 par Marie REY, meunière au moulin de la porte (son mari, Jean Joseph Toussaint JUGLAS est décédé en 1884) . En quelques mots, elle partage ses biens en deux parts égales : son fils, Gabriel JUGLAS, se voit octroyé l'ensemble des biens, ainsi que la créance n° 1, avec obligation de prendre soin de sa mère jusqu'au décès de celle-ci. En contre-partie, il doit verser une soulte de 3 050 Francs à sa sœur, Jeanne JUGLAS, veuve de Pierre MAGAL, soulte qui constitue donc le montant de cette deuxième créance. Jeanne décéde le 1/11/1885. Elle a deux fils, Gabriel et Gabriel Magal...
La saisie, l'accord G. Magal<> d'Avoust
Son frère, autre Gabriel Magal, co-héritier avec Gabriel Juglas, demande aussitôt la saisie de l'ensemble des biens au détriment de son oncle Gabriel JUGLAS.
L'adjudication a lieu le 30 Mai 1894 au tribunal civil de Bergerac. Elle est remportée par ce même Gabriel MAGAL pour un montant de 5 110 Francs.
De façon à solutionner au mieux le remboursement des créances, le Général Léopold D’AVOUT et Gabriel MAGAL concluent un accord amiable le 31 Décembre 1894 (Voir acte) selon les modalités suivantes :
- Le capital disponible permettant de rembourser les créanciers est accepté par les deux partis pour la somme de 4 558,12 Francs (somme qui correspond au prix final d'adjudication - frais d'adjudication + intérêts).
- La créance de D'AVOUST est estimée d'un commun accord à 4 500 Francs ( Capital lui restant dû + compensations des diverses rentes). Elle est prise sur le capital disponible de 4 558,12 Francs.
- Le reste de 58,12 Francs est déductible de ce que Gabriel JUGLAS doit à Gabriel MAGAL (créance N° 2).
- D'AVOUST consent les facilités suivantes de remboursement à Gabriel MAGAL, adjudicateur :
- 1 500 Francs payable d'ici le 1er Janvier 1896.
- 3 000 Francs payables d'ici le 1er Janvier 1905.
- Intérêts de 5 % l'an.
Gabriel MAGAL accepte d'annuler la créance n°2, au bénéfice de son oncle, reconnu insolvable.
Gabriel MAGAL, certainement pour rembourser D'AVOUST, revend le tout, par acte notarié du 18 Janvier 1896, (Voir acte ici) à Armand René DELBOURG, pour la somme de 4600 Francs.
Le début d'une autre histoire
Assumer ses passions, comme le suggérait Rousseau, peut être une forme de sagesse, à condition de les cultiver avec intelligence et discernement.
Bon ...
Toujours est-il, qu'après la donation-partage famille Bru, je le fais restaurer dans les années 1984/1986.
Le voici,
avant, tel qu'il était ... la nature, le lierre salvateur, en ayant pris possession ...
aprés, ... après quelques changements ... et donc maintenant
Jean-Jacques Bru



















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