Découvrez l'Histoire des Moulins
Les moulins

Alors qu’au Paléolithique, l'Homme vit de chasse, de pêche et de cueillette, au Néolithique, soit à partir de 5000 avant J.C, l'Homme devient progressivement pasteur et agriculteur et se sédentarise.
Il cultive alors les céréales et rapidement essai de transformer les graines récoltées en farine qui devient alors la nourriture de base (galettes, bouillies). Il met alors au point différentes techniques pour obtenir cette farine, techniques qui ne cesseront d'évoluer jusqu'à nos jours :
A une première époque, les céréales sont broyées sur une pierre plane, sur laquelle on écrase le grain à l'aide d'un galet par un mouvement de va-et-vient.
On utilise ensuite le pilon et le mortier, c'est la technique des égyptiens.
Puis le moulin "à bras", formé de deux meules de pierre superposées, le grain étant introduit par le centre évidé de la meule supérieure.
Les premiers moulins à eau sont équipés de roue horizontale
Ce sont les romains qui découvrent le moulin à eau, en Asie Mineure, au Ier siècle avant J.C. Ils l’introduisent en Italie pour remplacer progressivement les « moulins à sang » par ce type de moulin. Il subsiste à Barbegal, prés d'Arles, les vestiges d'une usine hydraulique qui groupait cinq couples de meules en cascade (la même eau en descendant la colline alimente ces cinq couples de meules).
A partir du IX e Siècle, on en installe dés que le réseau hydraulique le permet. Les moulin se multipleint fortement du Xè au XIIè siècle du fait de l'extinction de l'esclavage et l'essor du féodalisme, les seigneurs et ordres religieux réguliers y trouvant une source de revenue importante (moulin banal (Lien à faire)). L'utilisation de cet énergie hydraulique permet une productivité sans comparaison avec le travail manuel d’un esclave ou d’un animal. (environ 40 fois plus).
Un moulin à eau, ou moulin hydraulique, est une installation destinée à utiliser l'énergie mécanique produite par le courant d'un cours d'eau qui est amenée au moulin par un bief. L'eau courante de la rivière anime des pales fixées sur un axe : cette force giratoire horizontale actionne alors directement une meule mobile dite tournante, reposant sur une meule fixe dite dormante.
Techniquement, c'est assez simple : en effet, il ne comporte aucun engrenage ni renvoi d'angle, puisque la roue horizontale est calée directement sur l'axe de la meule, aussi horizontale, et la vitesse de rotation de la roue est suffisante pour que la meule écrase les céréales, sans qu'il y ait besoin de multiplication.
Avec un tel moulin, pour moudre 100 kg de grain, sous une chute de quatre mètres (hauteur moyenne sur ce type d'installation), il faut environ 600 mètres cubes d’eau. (àvérifier si ok ?)
L'arbre à cames qui transforme le mouvement circulaire en un mouvement alternatif permet, à partir du XIIème siècle, d'utiliser également le moulin à eau dans l'industrie textile (foulage du textile) et dans la métallurgie (broyage du minerai, martelage, fabrication du papier).
On rencontre plusieurs types de moulins à roue horizontale, successivement en fonction des époques, comme on peut le voir sur les images ci-contre.
Moulins à trompe, les premiers, (aux XI, XII, XIIIème siècle) :
La roue porte des pièces de bois taillées de façon à présenter à l'eau une surface à la fois oblique et concave, appelées cuillers. L'eau est amenée par une sorte de tuyau en bois dit trompe.
Le Moulin de la Porte repose sur cette technique. (Lien à faire)
Moulins à cuve, par la suite :
La roue est installée dans un bassin circulaire (en pierre, bois). L'eau s'y déverse à hauteur de la face supérieure de la roue à pales obliques, créant un tourbillon qui l'entraîne dans un mouvement giratoire. Cette technique arrive en début du 18é siècle. C’est le système précurseur des turbines.
Puis vinrent les moulins à eau à roue verticale
Le principe de la roue verticale est plus complexe : par le jeu des engrenages, la force giratoire verticale (la roue) est transformée en force giration horizontale (la meule tournante).
La roue verticale en dessous ou pendante
L’eau actionne la roue en passant par dessous.. Elle est "suspendue" au-dessus de l'eau de façon à ne plonger que ses pales inférieures.
La roue verticale au-dessus
Cette roue se rencontre dans les régions accidentées où il est relativement facile de barrer un ruisseau et de creuser une dérivation amenant l'eau au moulin en créant une importante dénivellation. Pour éviter le gaspillage de l'eau motrice les pales sont enfermées entre deux couronnes ce qui délimite des caissons ou augets.
Les moulins à vent ...
Les moulins à vent sont installés à partir du XIIIe siècle un peu partout en France. Ils sont utilisés soit comme moulin principal, soit comme moulin d'appoint à un moulin à eau.
Le moulin de la Porte dispose ainsi d'un moulin à vent d'appoint, soit pour pallier au manque d'eau en période d'étiage, soit pour venir en complément en période de forte demande ou en période de nettoyage/maintenance du moulin à eau.
Ce moulin à vent d'appoint au moulin de la Porte est situé sur la colline, juste au dessus. Ainsi, il est facilement accessible, pour le meunier qui réside au moulin de la Porte.
Ce fait de moulin d'appoint est confirmé, contrairement au moulin de la Porte, par les faits suivants :
- Il n’est jamais fait mention à l’état-civil de Naussannes d’habitants au moulin à vent
- On ne retrouve sur aucune carte, aucun document notarié, la présence de bâtiments annexes à ce moulin à vent, tel qu'une écurie.
- Il est mentionné comme un bâtiment annexe sur l'ensemble des actes notariés. (Lien à faire ODJ)
Dans les moulins à vent, la force vertical des ailes est transformée, par un jeu d’engrenage, en force horizontale actionnant la meule tournante. Le moulin à vent présente deux inconvénients : son pouvoir d'écrasement est plus faible (une seule paire de meules) et le vent est capricieux (trop fort, trop faible, absent).
De plus en plus de moulins au XVIII et XIX siècles, puis le déclin
Au XVIIIe et XIXe siècle le nombre et la puissance des moulins s’agrandissent considérablement : (Lien à faire article recensement) le recensement effectué en 1809 puis déclinent rapidement
Ainsi, en 1809 le nombre total de moulins en France est de 98 157 :
- 82 300 moulins à eau dont 33756 à roue horizontale et 48544 à roue verticale
- 15 857 moulins à vent
La population de la France étant alors estimée à 29 millions d’habitants, cela représente, environ, un moulin pour 300 habitants.
En Périgord, cet inventaire de 1809 recense 2710 moulins, soit en moyenne un moulin pour 160 habitants, ce qui est également le cas à Naussannes.











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