Le Moulin de la Porte, Avant/Après sa restauration

Le Moulin de la Porte, Avant/Après sa restauration

"Assumer ses passions, comme le suggérait Jean-Jacques Rousseau, peut être une forme de sagesse, à condition de les cultiver avec intelligence et discernement."
Je vous laisse méditer et juger en regardant les photos :
- Avant, tel qu'il était en pleine nature.
- Après, une fois restauré ...
Et aussi, une petite histoire explicative à la suite des photos ...
La petite histoire ...
Il était une fois, par un beau jour de printemps des années 60, un petit garçon — mignon comme tout, sage comme une image, véritable petit ange tombé du ciel naussannais (toute ressemblance avec une personne ...) qui suivit son grand-oncle Marcel Delbourg (à qui appartenait le moulin) et le neveu de celui-ci, Roger Bru (également père du petit garçon ... vous suivez ?) pour aller "faire les fenaisons" près du moulin.
À la pause de midi, à l'ombre fraîche des grands arbres et des murs impressionnants couverts de lierre, notre héros, incapable de rester en place plus de cinq minutes, partit explorer le moulin, du moins ce qu'il en restait. S'ensuivit un interrogatoire en bonne et due forme de Marcel et Roger, qui n'avaient sans doute pas prévu, pour leur pause déjeuner, ni colloque ni conférence sur l'histoire meunière locale.
Car on devinait là, entre les pierres, les restes d'un mécanisme mystérieux : une paire de meules, le grand fer, le tirant, quelques poutres survivantes, plus ou moins englouties par l'eau, une cheminée accrochée au mur comme suspendue dans le vide, et les fantômes des portes et fenêtres, tout cela noyé sous le lierre, les ronces et les arbres — un décor digne d'Indiana Jones, version Naussannaise.
De quoi enflammer l'imagination du gamin : quels mécanismes pouvaient tourner avec rien que de l'eau et faire de la farine ? Qui avait vécu et travaillé ici avant que tout ne devienne ruine ? Et comment diable faisait-on tourner tout ça sans notice ni mode d'emploi (euh, là, "l'historien" en rajoute un petit peu ...)
Bref, de quoi planter, ce jour-là, la graine d'une passion pour les meuniers et les moulins — passion qui, on le devine, allait pousser aussi sûrement que le lierre sur les vieux murs de ce moulin.
Je ne sais si c'est avec sagesse, intelligence et discernement, mais toujours est-il que je le fis restaurer dans les années 1984/1986.
Nota : et je pense que vous avez ainsi deviné, si besoin était, qui était ce petit garçon "mignon comme tout, sage comme une image, véritable petit ange tombé du ciel naussannais". 😀
Jean-Jacques










