Protégé : Les meunier·e·s
Protégé Par Mot De Passe
Pour voir cet article protégé, saisissez le mot de passe ci-dessous:
Pour voir cet article protégé, saisissez le mot de passe ci-dessous:
Pour voir cet article protégé, saisissez le mot de passe ci-dessous:
De véritables dynasties de meuniers se sont créées au fil du temps : on retrouve ainsi les membres d'une même famille (parents, oncles, tantes, frères, sœurs, etc.) dans plusieurs moulins voisins.
Il en ainsi pour les meuniers du moulin de la Porte mais également pour les autres moulins de Naussannes (Moulin de Georges sur le Couzeau, Moulin de Peyrichou à Luziers).
Si la transmission de la charge de meunier se fait le plus souvent à l'aîné des fils, on retrouve, également, les autres enfants (fils et filles) mariés à d'autres enfants de meuniers des moulins environnants. Et dans le cas où la transmission père vers fils aîné ne peut se faire, alors on retrouve, à la tête du moulin, un gendre. On rencontre aussi le cas où le fils ainé décède, alors un autre fils, parti travaillé dans un autre moulin est rappelé au moulin familial.
N'oublions pas que la grand majorité des meuniers, avant la révolution, ne sont pas propriétaires du moulin mais fermiers avec une mise en concurrence et un renouvellement régulier du bail d'affermage : Ils sont donc susceptibles de changer de moulins au gré des baux. On constate ainsi que selon les meuniers et très certainement ... aussi selon les propriétaires, l'itinérance des meuniers est plus ou moins grande.
Ci-dessus, une carte interactive, situant le moulin de la Porte mais aussi les moulins voisins dont les meuniers ont des liens familiaux entre eux. Cette réalisation est progressive, car nécessitant de nombreuses recherches, (registres paroissiaux avant 1792, actes civils, minutes de notaire, contrats de mariage, successions, inventaires après décès, etc.) : l'étude n'est donc pas exhaustive mais complétée au fur et à mesure des recherches et découvertes.
Les moulins avec une icône bleu sont les moulins dont la généalogie des meuniers est établie : En cliquant sur une icône ci-dessus vous trouvez la généalogie des meuniers et une fiche d'identification du moulin,
Les moulins avec une icône verte sont en construction ... (pas le moulin ... mais la fiche d'identification ... 😉), vous trouvez uniquement l'identification du moulin.
Nota :L'établissement de ces informations est fait à partir de nombreux actes. Certains sont montrés à titre d'exemple. A votre demande, et s'ils sont du domaine public, je peux bien entendu les fournir.
A partir du début du XIIIe siècle, nous y trouvons exclusivement des membres de la famille Juglas.
Cette famille est une famille de meuniers : on la rencontre à diverses époques dans de nombreux moulins voisins :
Couze, Bayac, Monsac, Beaumont-du-Périgord, Lanquais, Labouquerie, Saint-Avit-Sénieur,Lamonzie-Montastruc, Monmarvès, Penne d'Agennais, Villeréal, Saint-Capraise d'Eymet, Trantels, Capdropt,
On retrouve également des Juglas dans des métiers connexes à la meunerie : par exemple, on retrouve Pierre Juglas (1755 -1836) comme maître charpentier de moulin à Bourzac.
Sur le synoptique, on constate :
- les différentes générations de meuniers qui s'y sont succédé.
- mais également, les familles qui y ont vécu à une même date : on voit ainsi que sur une surface habitable de 100 m2, pouvaient y vivre jusqu'à 3, parfois 4 générations, 2 ou 3 couples et enfants.
(ce qui n'est pas exceptionnel à cette époque ..)
- Les mouvements depuis/vers d'autres moulins (mariages, apprentissages, baux). Mouvements qui nous éclairent bien sur cette "dynastie" JUGLAS de meuniers.
Voir le synoptique de généalogie des meuniers du Moulin de la Porte
Il existait d'autres meuniers et d'autres moulins à Naussannes...
Le moulin de George est également nommé « de Georgi » ou de « Georgy » dans d’anciens documents. Ce moulin n’est plus visible car entièrement démoli.
Il était situé sur le Couzeau, dans la petite vallée entre la Borie de thèbes et Bouleygue.
Il apparait sur certaines cartes anciennes, au lieu dit Bouleyre, Voir Carte de Belleyme, reconstitution du territoire de l’ancienne paroisse de Naussannes).
Il est à la limite de la commune de MONSAC, ce qui explique qu’on retrouve des documents généalogiques aussi bien à Monsac qu’à Naussannes.
Il est répertorié dans l’enquête sur les moulins de 1809, commune de Naussannes.
Par contre, il n’apparait pas sur le cadastre napoléonien de 1826 : certainement a-t-il été détruit entre ces deux dates, donc entre 1809 et 1826...
La famille GRENIER a été meunier à ce moulin depuis le début de XVIIIe siècle et ceci jusqu’à la dernière mouture vers les années 1810.
Le propriétaire possédant, avant la révolution, est Raymond De VALETTE-PEREDON comme nous l’indique le terrier (voir extrait ici du terrier de 1754) de l’Ordre de Saint Jean de Jerusalem en 1754.
Qui est ce Raymond De VALETTE-PEREDON ?
Né le 6 mai 1708 à Varennes (24), il est contrôleur général des fermes du roi à DAX.
Il se marie en 1740 avec Louise de CASTERA (née à Bayonne, décédée à LANQUAIS en 1797)
Il décède le 10 Février 1764 à LANQUAIS.
il est, lors de l’établissement du terrier 1754, représenté par son frère Jean De VALETTE, Officier au régiment de Périgord-Infanterie, agent des fermes du roi.
Voir le synoptique de généalogie des meuniers du Moulin de George
(parfois Peyrissou selon les écrits) est situé prés du château de Luzier.
Je le cite dans les moulins de Naussannes car sous l'ancien régime, la paroisse de Naussannes (on ne parlait pas alors de commune) incluait les terres de Luziers ainsi que Travade, Pradal, Cazelle, Crabier. (Voir Carte de Belleyme, reconstitution du territoire de l’ancienne paroisse de Naussannes)
Comme indiqué sur l’acte de naissance de Jean Valette en 1731, le moulin était la propriété du seigneur de Luzier. Le moulin est toujours visible : c’est le premier bâtiment à droite sur l’allée menant au Château, côté Lugassou. D’après les observations IGN ainsi que le plan cadastral Napoléonien, il semble qu’il était alimenté par un habile raccordement au Braquemart (aujourd’hui dénommé le ruisseau de naussannes) ainsi qu’au Lugassou. (Voir zoom sur cadastre Napoléonien)
Il est répertorié au recensement des moulins de 1809, commune de Beaumont du Périgord
dont il fait parti comme l’ensemble des biens du château de Luzier depuis 1790, sous la dénomination « moulin de Luzier à eau ».
Par contre il n'est pas cité dans les terriers de l'O.S.J. : normal, les biens de Luzier n'étaient pas sous féodalité de l'O.S.J.
On y retrouve Jean Falcou et Marie Causimon qui ont auparavant vécu au Moulin de la Porte.
Un de leur fils, Jean, dit Jean Moulin, sera militaire puis ensuite employé au Moulin de la Porte.